Le 23 avril 2015, La Rochelle-Renac,
environ 25 km en vélo, total cumulé 467 km et 360 en train
Je suis dans le train. Il faisait
plutôt frais à La Rochelle. J'ai copieusement petit déjeuner à
l'auberge de jeunesse et suis partie faire du tourisme en laissant
mes bagages dans un casier. Je suis d'une élégance folle avec mes
chaussettes mais bon
je ne vais pas attraper un rhume des pieds pour
mon dernier jour.
Avant d'arriver au port, je m'arrête
près de deux curieux véhicules, tout ronds, on dirait des voitures
pour Barbapapa.
Ce sont des prototypes de véhicules
automatisés, donc sans conducteur, créés par des étudiants
ingénieurs. L'un d'eux m'explique que c'est un projet européen. Ces
véhicules sont électriques, avec un GPS programmable et des sensors
tout partout, pour éviter les obstacles et les voitures. Je ne vois
pas qu'une petite démonstration, sur le trottoir.
La Rochelle comprend de nombreuses voies cyclables,
ce qui est très sûr, par contre certaines rues sont en sens interdit, sauf pour les vélos, du coup c'est un peu plus dangereux et il faut être vigilant au niveau des croisements: il faut bien regarder partout.
Je passe devant le vieux port où est
amarré un bateau qui me fait penser à Striana, c'était un voilier
sur lequel on avait embarqué, Jeannette et moi pour faire la course
Plymouth-La Rochelle. On en a de sacrés souvenirs.
Maintenant, le tourisme :
La bonne ville de La Rochelle se
protégeait de ses marins en leur laissant un quartier en dehors des
murs. Cela devait sans doute protéger leurs bien, et aussi la vertu
de leurs filles, et épouses !Ce quartier s'appelait le quartier
de la chaîne, puis le quartier grec car beaucoup de marins venaient de l'île de Groix, ça me
semble un peu tiré par les cheveux, mais bon, c'est écrit
En retournant vers l'auberge de
jeunesse, je croise le véhicule automatique qui circule « pour
de vrai ». Je n'ai pas la présence d'esprit de prendre une
photo, mais celle de me garer quand même ! Ca semble fonctionner plutôt bien.
Je recharge mon vélo et le voilà à la
gare,
puis dans le train.
L'arrivée à Redon est plus difficile, , je demande l'aide à un passager qui m'aide à descendre du wagon mais sur le quai, il me faut d'abord descendre dans le sous-terrain, opération aidée par une jeune gars de 19 ans environ qui se met à me parler, un peu "fatigué" (terme utilisé par ici pour dire qu'il était bien imbibé!) ou alors, selon Stromae "un peu fort bourré", toujours est-il qu'on descend l'escalier mais pour remonter, il continue à parler mais n'aide pas. Je ne crois pas que c'est un voyageur aguerri: il n'arrête pas de demander comment on sort de la gare et me dit qu'il vient de Missillac. Je me demande comment il est arrivé ici, pour quoi faire et même, peut-être qu'il ne sait pas lire. J'y arrive toute seule, mais je ne serais pas montée en haut de la tour Eiffel. En haut de l'escalier il me demande si je peux attendre avec lui. Que non, merci, d'abord je ne sais pas ce qu'il attend et pour combien de temps, et surtout je n'ai pas envie de passer une minute de plus avec lui.
Il est 20h20 et ça me prend 35 mn pour arriver à la maison.
Et voilà, une autre virée terminée.
Merci à Martine pour la garde de Bolitho, aux Blino d'avoir hébergé Hélèna et Babel et à Juliette, la voisine
pour avoir nourri les chats.











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