Héric le 14 avril 2015
Départ de la maison ce matin vers 10h.
Une heure après j'étais à Bellevue chez les parents de Chloé où
séjournent Hélèna et Babel. A 200m de la maison je siffle...et
Babel vient m'accueillir, toute frétillante. Je trouve la famille
désolée : Chloé vient d'achever sa dernière leçon de
conduite avant le permis, qu'elle doit passer l'après-midi même et
elle s'est faite proprement démolir par son moniteur. Il ne doit pas
être très malin, pour ne pas dire que c'est un idiot*. Je reste une
vingtaine de minutes et je reprends la route, direction Guémené
, la
forêt du Gâvre, Blain et après je ne sais pas : je devais
m'arrêter chez Jacques, un cavalier du club mais il ne peut pas
m'accueillir. J'avais contacté un membre de warmshower association
de cyclistes qui s'entre hébergent mais je n'ai pas de réponse, ou
alors je peux poursuivre jusqu'à Nort sur Erdre où il y a un
camping.
En attendant que les choses
s'éclaircissent je déjeune dans la forêt du Gâvre, au lieu dit
« l'étoile », croisement de toutes les routes qui
traversent la forêt. Il y a des tables de pique-nique, c'est le
grand confort. Des dessins en branches, mousse et feuilles ont été
laissés sur le sol.
Je m'octroie une petite sieste à l'ombre des
hêtres puis j'arrive rapidement à Blain.A l'office du tourisme j'obtiens le n° de téléphone d'un gîte d'étape, je les appelle, ils ont de la place. En fait, ce sont les personnes de warmshower qui font aussi gîte. Du coup je suis reçue dans la famille en tant que membre de warmshower, je dîne avec eux. C'est un couple Sylvie et Bruno, avec deux enfants : Léonard, 15 ans et Maya, 16 ans. Ils ont beaucoup voyagé en vélo, en particulier la côte ouest des Etats-Unis. Nous accrochons très facilement et nous parlons bien sûr de voyages et aussi de beaucoup de choses, c'est une famille heureuse, relaxe, ouverte. Maya veut faire science po et Léonard va intégrer un lycée d'art. Bruno est éleveur bio et Sylvie est infirmière. Il fait tellement beau que nous dînons dehors. J'ai le gîte entier pour moi toute seule. J'espère que s'ils passent par chez nous j'aurai le plaisir de les revoir.
La journée de 50km a été très
facile, je n'ai pas les kilos de la remorque et de Babel. Je ne dis
pas qu'elle est grosse, non, mais elle pèse quand même 25kg !
C'est surtout sensible sur le chemin de halage où le revêtement est
fait de terre et de graviers.
* Elle l'a eu, bravo, j'espère qu'elle a dit ses quatre vérités à l'imbécile!
St Sébastien sur Loire le 15 avril, 56km
Aujourd'hui je suis hébergée chez
Véronique, une amie de longue date.
Départ ce matin à 8H30. Tout le monde
dort encore, je ne sais pas comment leur dire au revoir alors je
dessine sur la table du gîte un merci en gravier ! Je les
appelle un peu plus tard pour leur dire au revoir et merci. Je
retrouve le chemin de halage, il fait encore très beau. A l'écluse
du « pas d'Héric » je m'arrête pour prendre ne photo un
abri fait d'osier. Les osiers sont plantés en terre et des feuilles
poussent déjà. C'est non seulement joli mais fait très
soigneusement : les liens sont faits en écorce.
Tout va bien jusqu'à 10h. Mais je
commence à avoir faim : je pensais trouver un bistrot ou une
boulangerie pour faire une pose collation mais le canal est tellement
bucolique que je ne vois ni âme qui vive, ni, encore plus important,
âme qui restaure. Je suis distraite de ma famine (toute relative,
s'entend) par un appel de Jeannette, la connexion est mauvaise, elle
rappellera une heure plus tard. La piste cyclable quitte le canal
pour se diriger vers Sucé sur Erdre. Il va bien y avoir des
traversées de village. Point, le tracé est attentif à rester
éloigné des voitures, ce qui est bien mais cela nous éloigne aussi
du ravitaillement. J'ai quelques fruits secs, mais les montées
m'indiquent clairement que je manque de carburant.
L'appel de Jeannette a lieu alors que
je monte entre des champs, je m'arrête donc et je lui dis qu'en haut
des collines, je guette les clochers car qui dit clocher dit
boulangerie. Mais je ne vois aucun clocher, qui se douterait que la
Loire Atlantique est un pays d'impies. Enfin, j'arrive à
Sucé sur Erdre et je m'enfile à suivre un pain au chocolat et un
sandwich. Ca va mieux.
A partir de Sucé sur Erdre, je roule
en milieu plus urbain, la piste cyclable longe des routes bien
fréquentées. Je trouve un endroit plus discret pour une longue pose
et je repars. Je n'hésite pas à dérouler mon matelas et à
m'allonger, ce n'est pas une sieste car je ne dors pas mais ça y
ressemble bien.
L'arrivée sur Nantes est lente, beaucoup de ronds points mais les automobilistes sont assez respectueux des cyclistes. L'université està l'entrée de Nantes, avec ses hauts lieux gastronomiques.
L'approche péri-urbaine terminée, s'amorce une longue descente vers le centre et l'Erdre, très agréable
Près de la préfecture, il y a des îles
artificielles où des poules d'eau et des canards ont fait leur nid.
Les poussins de poules d'eau sont très petits et tout noirs. Ils ont
parfois du mal à remonter sur l'île mais ils y arrivent. Une poule
d'eau fait un aller-retour pour chercher un petit bout de pain
qu'elle rapporte au nid, puis elle repart et recommence. Ces oiseaux
vivent au milieu du vacarme urbain mais grâce à ces îles, ils sont
en sécurité : pas de prédateur en vue.
J'arrive place de l'opéra et il y a
foule : c'est le défilé du carnaval et c'est la fête.
Beaucoup d'enfants déguisés, parfois la famille entière comme
cette famille de super man et woman, tous déguisés.
Je me faufile avec mon vélo cahrgé
sans écorner personne et arrive place du commerce pour voir le
défilé des chars.
Plus loin à l'ouest se trouve l'embarcadère
pour Trentemoult, C'est
très agréable d'embarquer.
La petite fille revient du carnaval avec sa mamie. Je lui dis que le bateau n'avait jamais transporté une aussi belle princesse! Elle n'est pas peu fière!
La traversée dure 15mn, peut-être, mais malgré tout c'est un plaisir d'être sur un bateau. Trentemoult est un ancien village de pêcheurs et de marins qui a gardé son
caractère de village : petites rues, maisons étroites.
Les Nantais y viennent en excursion, il y a beaucoup de cafés. Je me souviens avoir accompagné une classe découverte d'une collègue il y a deux ans je crois, c'était au mois de février et les enfants n'avaient pas chaud dans les rues étroites et ventées. Nous avions aussi déjeuné au restau-U, les pitchounets au milieu des jeunes, ç'avait été assez rock&roll! Heureusement, les étudiants et le personnel du restau avaient aidé et tout c'était très bien passé.
Je suis maintenant à quelques kilomètres de chez
Véronique. J'aperçois au loin la maison radieuse de Le Corbusier et je pense passer au pied mais je la perds de vue. J'arrive chez Véronique et nous passons une excellente soirée ensemble, avec un repas de chef: asperges, pommes sautés et porc mariné aux épices, salade, fraises, un vrai repas de printemps! Malheureusement, je n'ai pas pensé à prendre de photos.











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