vendredi 24 avril 2015

Le 23 avril 2015, La Rochelle-Renac, environ 25 km en vélo, total cumulé 467 km et 360 en train

Je suis dans le train. Il faisait plutôt frais à La Rochelle. J'ai copieusement petit déjeuner à l'auberge de jeunesse et suis partie faire du tourisme en laissant mes bagages dans un casier. Je suis d'une élégance folle avec mes chaussettes mais bon





je ne vais pas attraper un rhume des pieds pour mon dernier jour.
Avant d'arriver au port, je m'arrête près de deux curieux véhicules, tout ronds, on dirait des voitures pour Barbapapa. 

 
Ce sont des prototypes de véhicules automatisés, donc sans conducteur, créés par des étudiants ingénieurs. L'un d'eux m'explique que c'est un projet européen. Ces véhicules sont électriques, avec un GPS programmable et des sensors tout partout, pour éviter les obstacles et les voitures. Je ne vois pas qu'une petite démonstration, sur le trottoir.
La Rochelle comprend de nombreuses voies cyclables,


ce qui est très sûr, par contre certaines rues sont en sens interdit, sauf pour les vélos, du coup c'est un peu plus dangereux et il faut être vigilant au niveau des croisements: il faut bien regarder partout.
Je passe devant le vieux port où est amarré un bateau qui me fait penser à Striana, c'était un voilier sur lequel on avait embarqué, Jeannette et moi pour faire la course Plymouth-La Rochelle. On en a de sacrés souvenirs.

 
Maintenant, le tourisme :





La bonne ville de La Rochelle se protégeait de ses marins en leur laissant un quartier en dehors des murs. Cela devait sans doute protéger leurs bien, et aussi la vertu de leurs filles, et épouses !Ce quartier s'appelait le quartier de la chaîne, puis le quartier grec car beaucoup de marins venaient de l'île de Groix, ça me semble un peu tiré par les cheveux, mais bon, c'est écrit 


Et voilà la chaîne.


En retournant vers l'auberge de jeunesse, je croise le véhicule automatique qui circule « pour de vrai ». Je n'ai pas la présence d'esprit de prendre une photo, mais celle de me garer quand même ! Ca semble fonctionner plutôt bien.
Je recharge mon vélo et le voilà à la gare,


puis dans le train.

Le train s'est arrêté sur le premier quai à La Rochelle, donc pas d'escalier, par contre c'était un wagon dans lequel on accède par des marches. J'ai du mal à monter et des mains de femme m'aident à monter la roue arrière, je remercie mais ne vois pas qui m'a aidée.
L'arrivée à Redon est plus difficile, , je demande l'aide à un passager qui m'aide à descendre du wagon mais sur le quai, il me faut d'abord descendre dans le sous-terrain, opération aidée par une jeune gars de 19 ans environ qui se met à me parler, un peu "fatigué" (terme utilisé par ici pour dire qu'il était bien imbibé!) ou alors, selon Stromae "un peu fort bourré", toujours est-il qu'on descend l'escalier mais pour remonter, il continue à parler mais n'aide pas. Je ne crois pas que c'est un voyageur aguerri: il n'arrête pas de demander comment on sort de la gare et me dit qu'il vient de Missillac. Je me demande comment il est arrivé ici, pour quoi faire et même, peut-être qu'il ne sait pas lire. J'y arrive toute seule, mais je ne serais pas montée en haut de la tour Eiffel. En haut de l'escalier il me demande si je peux attendre avec lui. Que non, merci, d'abord je ne sais pas ce qu'il attend et pour combien de temps, et surtout je n'ai pas envie de passer une minute de plus avec lui.
Il est 20h20 et ça me prend 35 mn pour arriver à la maison.
Et voilà, une autre virée terminée.
Merci à Martine pour la garde de Bolitho, aux Blino d'avoir hébergé Hélèna et Babel et à Juliette, la voisine
pour avoir nourri les chats.


Le 22 avril, Marans- La Rochelle, 32km, total cumulé 442 km
Une autre matinée tranquille, il ne me reste qu'une trentaine de kilomètres à parcourir et je prends mon temps. Je traîne dans les rues de Marans, pas très animées mais agréables.


 
De nombreux magasins sont fermés, il y a peu de monde dans les rues. Je découvre que le clocher que j'avais vu au loin la veille, n'est pas un clocher en dur mais est construit en tubes et il n'a été édifié qu'en 1984. De loin, il a quand même fière allure mais est moins convaincant de plus près. 



 
Je déjeune dans un café et le cafetier s'intéresse à mon voyage. Il m'indique aussi qu'il y a une nouvelle voie cyclable de Bretagne vers la Normandie en passant par l'intérieur des terres. Je vais m'informer car ça m'intéresse pour l'été prochain, quand je rejoindrai la fête de famille à Evreux en vélo. A ver, comme on dit en espagnol.
Le marché est du même style que les halles Baltard. Il est soigneusement construit et décoré.




Marans est traversé par la Sèvre Niortaise et les quais sont plaisants 


 
Moi qui suis anti -rideaux, j'en vois qui sont assez jolis.


Je retourne au camping et  je découvre une salle d'accueil très bien équipée.



Si j'avais vu ça hier au soir je n'aurais pas renversé mon dîner. Je m'y installe donc et profite du confort et de la (le?) wifi pour poster mon blog. Puis, je démonte mon campement dont voici le détail, 


de gauche à droite : les sacoches, puis le couchage, les vêtements, l'ordi, la toilette et la cuisine.
Je n'ai pas pesé mais je parie que je porte entre 15 et 20kg, pas plus.
Tant que j'en suis aux détails techniques, il m'a fallu bricoler car en changeant certains piquets cassés en fibre de verre avant de partir, j'avais oublié l'embout en alu qui permet d'enquiller l'extrémité du piquet sur son support que l'on voit sur la photo. En croisant deux sardines, ça tient suffisamment. 


Par contre je me suis aperçue que d'autres piquets en fibre donnaient des signes de faiblesse mais tout a tenu donc je les changerai tous pour le prochain voyage.

Il se fait tard et il se fait faim. Je déjeune près de la Sèvre et donne des restes de pain aux canards. Une cane défend le bout de gras de ses canetons.


Puis le calme revient.


Je pars et les kilomètres s'enfilent facilement par une chaleur encore plus forte que la veille : 35° affichés sur le panneau d'une pharmacie à Dompierre où je bois une orangina.
Le paysage est toujours plat.

 
 Puis le canal s'enfonce soudainement, mais la piste le suit sur la hauteur.


La Rochelle est à moins de 10km mais l'entrée en ville me paraît longue.
Je reconnais bien le port où Jeannette et moi avons usé nos fonds de cirés dans ce qui paraît une autre vie. Par contre, tout le côté des minimes s'est beaucoup construit. En y allant on longe à gauche des beaux bâtiments très récents : l'université de La Rochelle.
Il y a du monde mais pas énormément.
Dans un parc un jeune funambule s'entraîne. Il n'arrivera pas au bout mais les spectateurs applaudissent quand même

 
J'avais noté que le camping était ouvert mais il n'ouvrira qu'au mois de juin. Du coup j'appelle un des membres de warmshower dont j'avais noté le numéro de téléphone mais il m'annonce qu'il s'absente pour la soirée et même la nuit. Sûrement du hanky panky en vue pour lui !
Je prends donc la route d'Aytré, à quelques kilomètres où j'espère trouver un camping mais je passe devant le panneau de l'auberge de jeunesse et m'y arrête. Du coup ma dernière soirée et nuit se passe dans le luxe : longue douche chaude, dîner assise à une table et lit douillet. La vue de la salle de restauration  ferait l'envie de bien des promoteurs.

jeudi 23 avril 2015



Le 21 avril, La Tranche sur Mer - Marans, 52km.
Je prends mon petit déjeuner en ville et comme c'est jour de marché, les commerçants s'installent et c'est sympathique : ils se connaissent et discutent. Je m'installe dehors, au soleil, c'est la première journée où la température est douce dès le matin. Il est entre 8 et 9 h. Je retourne au camping pour démonter et ranger mon barda, puis sur l'indication de la femme à l'accueil du camping retourne dans le centre car il y a la (le?) wifi à l'office de tourisme. Quel changement ! Le marché est très animé et coloré. On voit que ce sont les vacances, beaucoup de familles se promènent.


Quatre hommes d'une cinquantaine d'année sont installés à une table: ce sont apparemment des commerçants qui cassent la croûte en milieu de matinée: ballon de rouge et charcuterie. Ca discute dur et ils ont l'air d'avoir du bon temps.Je traîne un peu dans le marché après avoir posé mon vélo. Il y a trop de monde pour circuler avec. J'achète du bon fromage à la crémière avec qui j'avais échangé quelques mots plus tôt ce matin : nous n'arrivions ni l'une ni l'autre à faire tenir nos vélos dans le porte-vélo !
A l'office du tourisme j'obtiens le code et me connecte. Je blogue jusqu'à la fermeture à 12h30.
Puis je prends la route. Il fait chaud et le vent souffle de face. Ce n'est pas très sensible au début mais en sortant de La Tranche, la piste suit la mer et je perds en vitesse facilement 2-3 km/heure tout en fournissant des efforts plus importants. Il y a un peu de répit à L'Aiguillon sur Mer, car d'abord je m'y arrête pour boire à l'ombre un orangina et quand je repars, la route suit une digue et est abritée. De curieux escaliers permettent d'accéder sur la digue. 


L'Aiguillon sur mer est spécialisée dans la conchéiculture, comme l'atteste la photo,



mais je ne suis pas sûre que ce sont des huîtres qu'on y élève. La commune a été touché fortement par la tempête Xynthia avec des parties de la digue emportées, mais reconstruite depuis. Lorsque la route vire en s'éloignant de la digue, le vent se fait sentir de plus belle. D'autant plus que c'est un pays de polder et c'est très plat et découvert. La terre a été gagnée sur la mer par la construction de digues successives, 1,5 km / siècle si j'en crois les explications données par un panneau. Cela se voit bien sur la carte où les digues et les canaux forment des arcs de cercle concentriques. Une digue s'appelle « digue de 1771 », une autre la digue du Maroc. Après quelques kilomètres dans les champs de blé et d'autres champs fraîchement semés, j'entends des détonations mais je ne m'inquiète pas : ce sont des tirs pour éloigner les oiseaux des semences. Je vois même dans un champ, un cerf-volant en forme de rapace. Je me demande si les oiseaux ne sont pas assez malins pour ne pas être dupes.
Je m'approche d'une hauteur, sorte d'île au milieu d'une mer de blé en herbe.
Il s'agit de La Dive, qui s'élève brutalement au dessus des polders. 


Elle a été littéralement transformée en île pendant le tempête, comme l'atteste cette photo tirée de « Ouest France ».



Je me demande si la route doit y monter, mais par chance, elle en fait le tour. 


Les fleurs bleues qu'on aperçoit sont de la bourrache. Il en pousse beaucoup sur les talus.



J'en ai un sachet à la maison, il serait peut-être temps que je le sème.
Des blocs de cette falaise ont servi à construire les digues. Une fois les digues édifiées, des moulins à eau pompaient l'eau, dont l'évacuation était assurée par des étiers ou canaux. Des plantes comme la salicorne aidaient à dessaler la terre.
Le lien suivant renvoie à une carte montrant la montée des eaux durant la tempête. On y voit aussi nettement l'aspect concentrique des digues et la succession dans le temps de l'avancée de la terre sur la mer puisque les digues sont désignées par l'année de leur construction.
La route se poursuit toujours contre le vent et j'ai très faim, mon petit déjeuner est loin, il est 3 heures de l'après-midi et je n'ai grignoté que quelques cacahuètes. J'arrive à St Michel en l'Herme où j'achète des carottes râpées toutes préparées. En général, je les évite car elles sont toutes ramollies, mais ce coup-ci elles m'ont parues fantastiques, elles étaient toutes aussi ramollies mais c'était très frais et avec une morceau de pain je me suis régalée. La faim est le meilleur conseiller en « gastronomie » après tout.
Il fait 30°, dixit le panneau lumineux au -dessus de la pharmacie. Heureusement, en vélo, le vent du déplacement permet de se rafraîchir. C'est quand on s'arrête que la chaleur vous tombe dessus. Je retrouve peu après le village une piste sans voitures, elle roule bien mais n'est pas goudronnée. Je profite de cette sécurité pour enlever mes lunettes : mon nez est très rouge mais le tour de mes yeux est très blanc ! Ce n'est pas une bonne idée, je ne vois pas bien et après quelques kilomètres, je renonce à un visage de couleur uniforme.
Je roule au milieu des prés, on abandonne un peu les champs cultivés, mais on ne voit âme qui vive.
A un moment j'aperçois au loin (eh oui, j'ai remis mes lunettes) un cycliste chargé. Il tire une remorque mono-roue et on échange quelques mots, apparemment heureux l'un comme l'autre de rencontrer un autre voyageur. Il vient du sud et va vers Challans pour un temps, puis reprendra sa route vers le nord. Il fait parti de warmshower et s'il passe vers Redon il est bienvenu à la maison. En plus, il est plutôt canon, même si je pourrais être sa grand'mère.
Plus loin, c'est une dame d'une quarantaine d'année, qui est venue en voiture de l'Isère pour remonter la côte en visitant les îles : Oléron, Ré , Aix puis Noirmoutiers. Elle m'indique un passage dans quelques kilomètre où il faut ouvrir une barrière et passer au milieu des moutons. Chacune reprend sa route et effectivement :


Il faut ouvrir une barrière et le chemin roule en haut de la digue où se prélassent les moutons.
Ils ne sont pas nerveux, 





je m'approche vraiment près pour qu'ils daignent se lever et s'éloigner nonchalamment. 



Plus loin, une ancienne écluse (construite en 1740), transformée depuis en pont, permettait au canal de rester navigable même à marée basse et rendait possible l'accès à Luçon aux navires de haute mer. Cette écluse donnait directement sur la mer alors qu'aujourd'hui le mer est à plusieurs kilomètres.


je vois des insectes, qui me semblent être des fourmis volantes. Elles s'abritent de la chaleur en couvrant exactement la zone d'ombre du poteau. C'est étonnant, je n'avais jamais vu ça.


Tout un réseau de vannes assure le contrôle du niveau de l'eau.



J'aperçois des mâts au dessus de la digue, c'est un petit port sur un canal.



Entre deux arbres m'apparaît le clocher d'une église. J'arrive bientôt à Marans, ce n'est pas trop tôt: 50 et quelques kilomètres contre le vent, ça me suffit pour aujourd'hui. Mais je ne le vois plus ensuite. Je suis peut-être comme les Dupond et Dupont dans le désert, voyant des mirages. Mais non, je retrouve ce clocher un peu plus loin et j'arrive à Marans par la base nautique où est appontée une caravelle ! 


Même modernisée, je la reconnais bien.
Je demande à un homme à cheveux blanc où se trouve le camping. Il me dit que c'est sur sa route et si je le suis jusqu'après le tournant à gauche au feu rouge, je n'aurai qu'à continuer tout droit. D'accord, et il monte dans sa voiture, une mercédès. Nous voilà partis. Il pense sans doute qu'il se traîne, mais j'ai du mal à le suivre à 18km/, ce que je ne fais jamais en ville. Puis il s'engage dans une petite rue pavée : si mon vélo et mon postérieur ne se sont pas déglingués, c'est que c'est du solide. J'entends mes sacoches bringuebaler derrière ! Je serre les dents, le guidon et les fesses, et je continue. Ca ne dure pas plus de 800m. 
Le camping municipal est très agréable, au bord d'un ruisseau. Les moustiques apprécient beaucoup l'endroit aussi et n'hésitent pas à piquer à travers mon legging et mon t-shirt à manches longues. Puis c'est au tour du réchaud de se renverser avec mon repas qui se répand dans l'herbe. C'était un peu impressionnant car les flammes sont devenues beaucoup plus hautes, mais j'ai éteint immédiatement le gaz et tout est rentré dans l'ordre. Donc, le menu : poulet basquaise aux herbes de la prairie, fromage, fromage blanc et fruits. J'avais une tablette de chocolat mais il a fait trop chaud pour elle : elle n'a pas supporté et a déclaré forfait.






mercredi 22 avril 2015

Le 20 avril 2015, Del'île d'Olonne à La Tranche sur Mer. 56 km,
Je quitte mes deux « anciens » assez tard, vers 11h. En effet c'est la première matinée où le soleil est assez chaud pour traîner. Et je prends une douche froide : ce n'est pas ça qui m'a retardée, pour sûr. Vite fait bien fait mais l'étonnant c'est qu'après on a plus chaud qu'avant. J'ai évité les cheveux, quand même. Je me souviens au camping de Luchon, quand on était petits, la sensation de bandeau de fer enserrant la tête lorsqu'on se lavait les cheveux. Mes cheveux ne sont pas si sales après tout.
Je repasse par Les Sables d'Olonne et m'arrête pour profiter du parfum étonnant d'une glycine. Elles sont ici en fleurs et sans doute à cause d'un soleil déjà chaud, elles embaument très puissamment.  

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Avant, c'étaient les genêts qui remplissaient l'air d'un parfum de noix de coco.



Les Sables d'Olonne sont très touristiques, donc pour voir autre chose je passe de l'autre côté du bras de mer à La Chaume. C'est à peu près pareil : le quai est occupé par une suite de restaurants en terrasse. C'est un peu dommage qu'entre les terrasses et le quai, il y a l'inévitable rangée de voitures garées.
En bout de quai, un ancien prieuré, le prieuré St Nicolas, construit sur un terre-plein est très calme, c'est là que je pique-nique.


Il n'y a qu'un dame avec son chien et deux grands-parents qui jouent à cache-cache avec leurs deux petites filles.
Une rangée de canons tournés vers la mer monte la garde. 


Je suppose que c'était encore contre des invasions anglaises  mais ce sont des canons retrouvés après l'exploration d'un navire qui avait fait naufrage en face. Ils n'ont été découverts que récemment (2002?) . J'ai trop retenu le petit livre rapportant l'histoire de l'île d'Yeu et toutes ces histoires d'invasion.

Je prends la grande route pour sortir des Sables et rejoindre la voie verte à Talmont st Hilaire. 10Km de circulation assez tendue : il n'y a pas de bas côté carossable et les bandes blanches sont à 20cm de l'herbe.


C'est surtout éprouvant quand deux camions se croisent mais je peux anticiper et tout va bien.
N'empêche je suis contente d'arriver à Talmont 


et j'y prends le café avant de reprendre une route plus appropriée.
Je croise une calèche 


et découvre un cygne en train de couver.


C'est toujours un paysage de marais, très calme mais pas ennuyeux, je ne croise personne etles kilomètres s'enfilent aisément.
Il fait vraiment un temps estival et il n'y a presque pas de vent.


J'arrive à La Tranche sur Mer assez tard mais j'avais déjà mes provisions. Le camping municipal est fermé mais je les avais prévenus par téléphone et on m'avait indiqué où m'installer. En fait j'ai l'embarras du choix puisque de toutes les nuits passées en camping j'ai été la seule tente, sauf à Yeu où nous étions deux. Il y a quelques caravanes mais surtout des bungalows qui sont occupés. Tous les campings en offrent à la location et en cette saison les gens préfèrent, surtout que le temps dont on bénéficie est inattendu et tant mieux pour moi.




Après avoir monté la tente et dîner, je reprends mon vélo pour aller voir la mer. Il fait doux et des surfeurs profitent des vagues et des dernières heures de lumière.